C’est une question très fréquente pendant la grossesse, souvent accompagnée d’une inquiétude :
“Je n’y arrive pas… est-ce que ça veut dire que je crée moins de lien ?”
La réponse scientifique est simple : non.
Parler à son bébé peut être une expérience agréable ou symbolique pour certaines femmes, mais ce n’est ni une obligation, ni un facteur déterminant du développement du lien mère-bébé.
Il existe dans le corps des mémoires qui ne s’effacent jamais. Elles se déposent quelque part entre les paumes, le souffle, le ventre.
Avant d’être sophrologue, j’ai été sage-femme. Et certaines sensations, certaines rencontres avec le vivant — le vrai, celui qui tremble, qui surprend, qui bouleverse — m’accompagnent encore chaque jour lorsque j’accueille les femmes enceintes dans mon cabinet.
Ces sensations sont devenues la colonne vertébrale de ma façon d’aborder la sophrologie prénatale :
une sophrologie qui ne flotte pas au-dessus de la réalité,
mais qui s’enracine dans elle.
Une sophrologie qui ne promet pas « un accouchement parfait »,
mais qui transmet la puissance du corps, la présence, la confiance — dans tout ce que la naissance peut avoir de lumineux et parfois de difficile.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous quelques-unes de ces sensations qui m’ont façonnée.
5 années d’études de sages-femmes et tant de croyances que j’ai répétées et répétées…
Devenue sophrologue, j’ai réalisé que pas mal d’entre elles étaient des fausses croyances et n’étaient que le reflet d’un discours médical centré sur la peur et sur la volonté de maîtriser le processus de la naissance (et les femmes qui le traversaient).
Voici en quoi la sophrologie m’a permis d’ouvrir les yeux !
Vous êtes enceinte et vous cherchez comment mieux vivre votre accouchement. Avec des pratiques corporelles. Pour vous sentir actrice de votre accouchement. Peut-être pour vous vous passer de la péridurale.
Vous avez regardé du côté de plusieurs méthodes : haptonomie, hypnose, yoga prénatal… Et finalement, la sophrologie a retenu votre attention. Mon module d’accompagnement de la naissance a retenu votre attention. Parce que je vous propose une pratique ACTIVE d’accompagnement de vos contractions. Parce que je vais vous inviter à mieux percevoir la capacité de votre corps à accoucher.
Mais peut-être cela génère-t-il aussi quelques peurs : « et si, à force de travailler activement sur mon accouchement, j’allais trop loin ? Et si la sophrologie me faisait accoucher prématurément ? Et si mon bébé naissait prématuré ? »
Si vous êtes enceinte, que vous vous intéressez à la sophrologie et que vous parcourez les réseaux sociaux, vous lirez peut-être des informations sur les précautions à prendre pendant la grossesse.
Certaines sont vraies, d’autres sont totalement infondées.
Je vous propose aujourd’hui d’étudier quelques « précautions » de plus près !
Quelles différences entre une sage-femme et un.e sophrologue spécialisé.e en périnatalité ?
C’est une question qui revient souvent lorsque des clientes me contactent pour initier un cycle de séances de sophrologie prénatale.
Ayant été sage-femme pendant plus de 10 ans, étant formatrice de sophrologues en accompagnement périnatal, il m’est facile de répondre à cette question.
C’est une question qui revient régulièrement : « J’ai lu que la sophrologie et l’haptonomie étaient totalement opposées et qu’il ne fallait surtout pas les mélanger. C’est vrai ? »
