Il existe dans le corps des mémoires qui ne s’effacent jamais. Elles se déposent quelque part entre les paumes, le souffle, le ventre.
Avant d’être sophrologue, j’ai été sage-femme. Et certaines sensations, certaines rencontres avec le vivant — le vrai, celui qui tremble, qui surprend, qui bouleverse — m’accompagnent encore chaque jour lorsque j’accueille les femmes enceintes dans mon cabinet.
Ces sensations sont devenues la colonne vertébrale de ma façon d’aborder la sophrologie prénatale :
une sophrologie qui ne flotte pas au-dessus de la réalité,
mais qui s’enracine dans elle.
Une sophrologie qui ne promet pas « un accouchement parfait »,
mais qui transmet la puissance du corps, la présence, la confiance — dans tout ce que la naissance peut avoir de lumineux et parfois de difficile.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous quelques-unes de ces sensations qui m’ont façonnée.
Retrouvez ici les deux modules de sophrologie proposés pour accompagner la naissance en sophrologie.
Quelles différences entre une sage-femme et un.e sophrologue spécialisé.e en périnatalité ?
C’est une question qui revient souvent lorsque des clientes me contactent pour initier un cycle de séances de sophrologie prénatale.
Ayant été sage-femme pendant plus de 10 ans, étant formatrice de sophrologues en accompagnement périnatal, il m’est facile de répondre à cette question.
Vivre une grossesse est quelque chose d’exceptionnel : c’est un temps où la femme devient mère, où son corps se transforme pour donner la vie. Le point culminant de ce moment est celui de la naissance, celui de l’accouchement. C’est un moment qui peut faire peur : peur de la douleur, peur de mourir, peur pour le bébé. C’est un moment qui nous est presque exclusivement décrit comme une étape difficile et incontournable. Or, s’il est vrai qu’il est impossible de donner la vie sans accoucher, il est tout à fait possible de le faire dans la confiance, dans la sérénité, dans la gestion d’une douleur maîtrisée.
Nous sommes prévenus, tout le monde nous le dit, que ce soient nos propres parents, nos amis déjà passés par là, notre sage-femme, notre médecin : un bébé, la nuit, ça ne dort pas. Ou en tout cas, pas comme on le voudrait. Pas comme on aimerait. Pas comme on en aurait besoin. Les bébés vont mettre plus ou moins de temps à apprendre à s’endormir seul, à tenir toute la nuit : c’est un réel apprentissage pour eux. Et ce n’est pas non plus forcément évident.
