Accouchement sans péridurale : quelle est vraiment votre place en tant qu’accompagnant ?
J’accompagne de nombreuses femmes qui souhaitent accoucher sans péridurale.
Mais j’accompagne aussi celles qui prévoyaient une péridurale… et qui se préparent à “tenir” en attendant.
Toutes savent que, finalement, péridurale ou pas, il y aura un moment à traverser.
Un moment plus ou moins long.
Plus ou moins intense.
Un moment où elles auront besoin d’un soutien concret et rassurant.
Séance après séance, en sophrologie prénatale, je les vois transformer leur appréhension en confiance.
La contraction devient une alliée.
Elles apprennent à s’écouter, à accompagner leur corps dans le ballet de la naissance, et à créer un Pont d’Amour avec leur bébé.
Et très souvent, une remarque revient :
“Mon compagnon se demande comment il va pouvoir pouvoir m’aider”
Certaines me disent même :
“Depuis que je fais de la sophrologie, il me dit qu’il ne sait plus trop quoi faire… qu’il se sent inutile.”
Alors aujourd’hui, je m’adresse à vous : compagnon, compagne, amie, sœur, mère.
Parce que votre place est essentielle.
Et que non, elle ne se limite pas à tenir une main ou un brumisateur.
Votre vrai rôle d’accompagnant
Votre présence influence le vécu de la femme qui accouche
Le jour de l’accouchement, la femme entre dans un état très particulier.
Son attention se tourne vers l’intérieur et elle a besoin de se sentir en sécurité pour que le travail puisse se dérouler naturellement.
Mais la sécurité, ce n’est pas seulement un endroit.
Ce n’est pas uniquement une salle calme ou une lumière douce.
La sécurité dont elle a besoin est intérieure : c’est la sensation qu’elle peut relâcher la vigilance et laisser son corps agir sans avoir à tout contrôler.
Pour que le travail progresse, la confiance est essentielle. Et cette confiance se ressent.
Elle naît lorsqu’elle perçoit que la personne qui l’accompagne reste stable, calme et confiante.
Votre manière de respirer, de la regarder, de lui parler lui envoie un message très clair : elle peut s’abandonner au processus sans avoir à vous rassurer.
Et cette sensation-là, vous y contribuez directement.
Cela ne veut pas dire que vous n’avez pas le droit d’avoir peur, mais cela signifie que votre propre gestion du stress fait pleinement partie de l’accompagnement, et ça, on ne vous le dit presque jamais.
Devenir le relais avec l’extérieur pour soutenir son accouchement
Pendant l’accouchement, elle a besoin de se laisser guider par ses sensations.
Son corps sait quoi faire, mais pour que ce savoir s’exprime pleinement, son mental doit pouvoir s’effacer.
Réfléchir, analyser, décider, argumenter… tout cela mobilise une autre partie du cerveau que celle dont elle a besoin pour mettre son bébé au monde.
Quand on lui pose une question au milieu d’une contraction, quand elle doit comprendre une information ou prendre une décision, elle doit “remonter” dans le mental, et cela peut freiner le processus.
Votre rôle, à ce moment-là, est précieux.
Vous devenez le relais avec l’extérieur.
Que vous soyez le compagnon, la mère ou la meilleure amie, vous écoutez, reformulez et temporisez si nécessaire.
Vous filtrez l’environnement pour qu’elle puisse rester concentrée sur ce qu’elle vit.
Il ne s’agit pas de décider à sa place.
Il s’agit de lui éviter d’avoir à penser quand son corps a besoin qu’elle ressente.
Plus vous prenez en charge l’environnement, plus elle peut se consacrer à l’essentiel, et plus le vécu de l’accouchement s’en trouve transformé.
Votre amour prend forme dans vos gestes
Accompagner un accouchement, ce n’est pas seulement être là avec des mots.
C’est transformer votre présence en soutien concret, tangible, qui aide vraiment la femme à traverser chaque contraction.
Votre amour se ressent dans les gestes que vous posez :
- masser le dos pour relâcher la tension,
- ajuster l’éclairage,
- préparer un bain chaud,
- proposer de l’eau ou une respiration guidée.
Ces actions simples ne sont pas des “trucs à faire”, elles deviennent le langage de votre soutien. Elles disent :
“Je suis là. Je veille sur toi. Je fais ma part pour que tu puisses te concentrer sur ton corps.”
Chaque petit geste, chaque attention portée à ses besoins, a un impact direct sur son confort et sa confiance.
Et plus vous agissez en conscience, plus la femme qui accouche se sent libre de se laisser aller à ce moment unique.
Être actif, ce n’est pas “tout contrôler”.
C’est être présent, attentif, disponible.
C’est transformer votre amour en force concrète pour elle.
Quand l’accompagnant trouve sa place
Lorsqu’une femme vient en séance de sophrologie prénatale avec son compagnon, son amoureuse, sa mère, sa sœur ou sa meilleure amie, et que je leur explique concrètement comment ils peuvent l’aider, quelque chose change immédiatement.
Ils se sentent soulagés et investis.
Ils comprennent que leur rôle est précis et utile.
Parfois, cette responsabilité leur fait un peu peur… et c’est normal !
Ce qu’ils découvrent, c’est que leur rôle ne se limite pas au moment de l’accouchement.
Il commence bien avant, dans les préparatifs.
Ils peuvent organiser certaines choses à l’avance, anticiper ce qui pourrait générer du stress inutile le Jour J, et chercher comment créer un environnement calme et sécurisé… Tout cela leur permet de libérer leur propre charge mentale.
Quand arrive le jour de l’accouchement, cette préparation porte ses fruits : ils sont plus confiants, plus centrés, et capables de soutenir la femme qui accouche exactement comme elle en a besoin.
Chaque geste, chaque parole devient un relais concret pour qu’elle puisse se concentrer sur son corps et sur le bébé, sans se soucier de l’extérieur.
Un guide pour trouver votre juste place
Un guide dédié à l’accompagnant
Mais tous les proches des futures mamans n’ont pas conscience de tout cela.
C’est pour cette raison que j’ai créé le guide “Comment soutenir sa compagne lors de l’accouchement quand il n’y a pas de péridurale.”
Je l’ai pensé pour vous, pour que vous sachiez :
- quoi faire à chaque étape de l’accouchement : à la maison, dans la voiture, en salle de naissance, ou pendant la phase de désespérance,
- comment aider concrètement sans vous sentir envahissant,
- comment gérer votre propre stress,
- et comment rester pleinement à votre place.
Parce que votre rôle ne consiste pas à “sauver” ou à “gérer”. Il consiste à soutenir.
Et cela peut transformer profondément l’expérience de naissance… pour elle, comme pour vous.
Trois pratiques de sophrologie incluses dans le guide
Pour vous aider à trouver votre juste place, le guide inclut 3 pratiques de sophrologie simples et concrètes :
- Se détendre et rester centré, même au milieu du stress, pour transmettre calme et stabilité.
- Évacuer vos peurs, afin de ne pas laisser vos inquiétudes influencer la femme qui accouche.
- Trouver votre juste place, pour savoir quoi faire, quand intervenir et comment soutenir sans vous sentir perdu ou inutile.
Ces exercices sont faciles à intégrer dans les préparatifs et font une vraie différence le jour de l’accouchement.
PS : Si votre compagne, amie ou sœur fait des séances de sophrologie avec moi, ce guide est inclus gratuitement dans le programme Naître Ensemble – Sophrologie et Naissance.



