Mars 2021 : Quand les écoles de sophrologie font appel à mon expertise en périnatalité
Au fil des années, mes formations en sophrologie périnatale ont pris une nouvelle dimension : celle d’être transmises directement au sein des écoles de sophrologie.
La première intervention de ce type a eu lieu en 2021, à Dijon. Depuis, d’autres écoles m’ont fait confiance, notamment à Arras, et de nouvelles collaborations continuent de voir le jour.
Ces invitations sont toujours venues des écoles elles-mêmes, souvent à la suite de recommandations. Elles témoignent d’une envie commune : permettre aux futurs sophrologues d’approfondir leur compréhension de la période périnatale et de développer une approche plus éclairée de cet accompagnement.
Le format est resté fidèle à ce qui fait l’essence de mes formations : un week-end d’immersion, mêlant apports théoriques, réflexion et échanges autour de situations concrètes.
Lors de ma première intervention à Dijon, j’ai accueilli 32 sophrologues, un groupe particulièrement nombreux pour ce type de séminaire. Au-delà du nombre de participantes, ce qui m’a marquée est la richesse des échanges et le chemin parcouru ensemble pendant ces deux jours.
Car ces formations sont souvent l’occasion de revisiter son propre rapport à la naissance.
Lorsque j’aborde le déroulement d’un accouchement physiologique, les réactions peuvent être fortes. Certaines sophrologues expriment parfois de la colère ou de l’incompréhension face à un vécu de naissance qui a pu être très médicalisé, loin de ce qu’elles découvrent pendant le séminaire.
Puis vient souvent une autre étape : l’envie de faire évoluer les choses, de proposer un accompagnement différent, plus respectueux des vécus et des choix de chacun.
Enfin, au fil des échanges, une prise de recul apparaît : chaque histoire est unique. Chaque naissance s’inscrit dans un contexte particulier. Chaque personne compose avec ce qui était possible pour elle, à ce moment-là, avec les informations, les ressources et l’environnement dont elle disposait.
C’est aussi cela, former des sophrologues à la périnatalité : transmettre des connaissances, mais surtout développer une posture d’accompagnement fondée sur l’écoute, le respect et l’absence de jugement.
Et c’est probablement ce cheminement qui fait de ces rencontres de véritables temps de formation : des espaces où les sophrologues enrichissent leurs compétences tout en affinant leur regard sur l’humain.


